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Comme prévu, les troupes ont débarqué sur Anjouan, l'ile séparatiste des Comores (voir précédent article traitant du sujet)...son président déchu, introuvable les premiers jours, s'est en fait échappé en bateau avec sa garde rapprochée et armée à...Mayotte!
Et là, tout bascule...dès le lendemain de son arrivée, tous les anjouanais de l'île, la plupart clandestins, apprennent la présence du colonel Bacar à Mayotte et demandant l' asile à la France; connu pour son régime dictatorial (torture de la population et des opposants, journalistes etc...) ce qui déclenche leur mécontentement: ils veulent traverser sur Petite-Terre pour aller le chercher eux-mêmes et se faire justice, les barges ne fonctionnent donc plus dès le matin...mais Ingrid a (malheureusement) pu prendre celle de 6h30 pour aller travailler à la crèche.
Les blancs pris pour cible
Fausse chance, elle se retrouve d'un coup en voiture au milieu d'une horde d'animaux sauvages s'en prennant violemment à tous les blancs présents sur place... Heureusement, quelques mahorais crient aux métropolitains présents sur place de s'enfuir sur les hauteurs de Mamoudzou, ce qu'elle parvient à faire, passant au milieu d'un groupe retenant en otage un métro, tel un trophée.
Peut être sauvée par le fait qu'elle avait dans la voiture une collègue de la crèche, mahoraise...
Bref, dans le centre ville, un déchainement de violence contre les métropolitains passés à tabac, séquestrés, au mieux bousculés, sortis violemment de leurs voitures ou arrachés de leurs scooters, les véhicules caillassés, vitrines de magasins brisées...
Pas du petit racisme de boite de nuit en métropole ou tu rentres pas à cause de ta couleur de peau...
Une vrai haine anti-France dirigée même contre les enfants de métropolitains dans les écoles, par les plus lâches des anjounais...quel courage!
Ce n'est que tard le jeudi soir que des renforts acheminés de la Réunion(dommage Pierrot, on a bien cru te voir à un moment ) ont permis de ramener le calme après une matinée explosive en plusieurs endroits de Mamoudzou, les émeutiers étant au moins un millier! Précisons qu'à Mayotte, 1/3 de la population est clandestine!!!
Actuellement, un hélicoptère de la Réunion est même sur Mayotte, et même un blindé aperçu cette après-midi à l'aéroport!
Exfiltration d'Ingrid, l'aventure.
Bloquée à la crèche jusqu'au départ des derniers enfants à 17h, impossible de penser à un moyen d'essayer de regagner Petite-Terre dans la journée, et de toutes façons vu le déchainement de violence dans les rues, il lui valait mieux rester enfermer dans la crèche...
Toutes les infos et rumeurs lui arrivaient par les parents qui venaient récupérer leurs enfants au cours de la journée, certains ayant été tabassés sur le trajet, d'autre ayant vu leur voiture caillassée...bref, rassurant de s'imaginer passer la nuit seule dans la crèche en attendant que la situation se tasse.
Toujours pas de barges rétablies à 17h pour faire retour, mais une situation plus calme apparemment qui m'a permis de me rendre déjà au quai des barges sur Petite-Terre: toujours rien pour traverser, ça va être dur de tenter quelquechose, sans compter que je n'avais pas d'idée précise de la situation une fois arrivé à quai en face...
Et puis, coup de chance énorme, trainant sur le ponton des bateaux de plaisance, voyant le bateau des balades en mer que je connais un peu quitter le quai, je tente le stop et il accepte de m'emmener en face...lui même s'est pris des coups le matin au plus chaud des émeutes.
Arrivé en face, pas beaucoup de blancs, beaucoup de mahorais agglutinés semblent attendre une possible barge pour rappatrier les petits terriens chez eux...
Après avoir pris quelques refus auprès de taxis refusant de prendre un blanc avec eux, je fais monter les enchères et l'un accepte de m'amener à la crèche chercher Ingrid puis de nous redéposer au ponton...le plus dur est presque fait!
Trajet sans embuches, un collègue policier de Mamoudzou m'ayant confirmé juste avant de débarquer que les violences étaient retombées en début d'après midi, il fallait néamnoins faire vite avant la tombée de la nuit vers 18 heures ici, vu le risque de reprise des émeutes avec la nuit.
De retour au ponton, nous apercevons avec désolement que la barge ne nous avait pas attendue, sans doute la seule de la soirée, pleine à craquer...
Heureusement les collègues sur notre zodiac étaient là, je leur avais demandé leur assistance avant de prendre le taxi, et ils ont pu nous attendre...
Plusieurs soulagements: quant le bateau des ballades en mer a accepté inextremis de m'emmener sur Grande terre...le climat plutôt calme constaté à mon arrivée à Mamoudzou, bien que me sentant un peu seul niveau blanc!... le gentil taxi ensuite, pour aller chercher Ingrid à la crèche...et quant on a mis le pied dans le zodiac du boulot!!! Ingrid a poussé un sacré ouf de soulagement!
Bref, il n'aura fallu compter que sur soi-même ce jour là, et forcer un peu la chance! Je suis bon pour la légion ou les mercenaires!
La presse nationale a relaté les manifestations en axant surtout sur la demande d'asile de l'ex-président d'Anjouan...sans vraiment oser parler de violences et de racisme des noirs envers les blancs...ça ne marche que dans un sens ces trucs là! Mais pour le tourisme local déjà quasi-nul, mauvais coup.
En revanche, les deux canards locaux n'ont pas manqué de souligner ce phénomène, encore plus surprenant qu'il est le fait d'une population en situation irrégulière en France, qui devrait donc plutôt se faire discrète...
Conséquences sociales: plusieurs manifs anti-anjouanais à Mayotte, une plus importante est prévue ce week-end.
Le marché est vidé de tous les jeunes vendeurs à la sauvettes, souvent provocateurs devant la Police.
Les vendeuses (clandestines) des fruits et légumes à côtés du marché ont disparu, les palletes en bois de leurs étals rasées par les bulldozers!
Plus aucun vendeur de CD, tongs et autres petites affaires devant la banque face au marché...
Bref, une place de la barge et un marché subitement calme, plus serein, plus sécurisés!
Pourvu que ça dure mais les séquelles psychologiques des violences anti-blancs de ce jeudi "noir" ont fait réagir une partie des mahorais, à l'aube d'un référudum sur la départementalisation: le maire de Mamoudzou va faire procéder à la destruction de tous les "bangas" (cabanes locales et terre et toles) de clandestins dans les bidonvilles autour du chef-lieu!
Il faudrait juste que certains mahorais jouent le jeu en n'employant plus de clandestins (travail aux champs, construction de leur maison pour des salaires dérisoires), sans compter ceux qui les dénoncent à la Police pour qu'ils soient expulsés avant de les payer pour leur travail!!!
Conclusion, avec un tel climat social cette fois ci ne laissant pas de doutes sur l'amour que portes les noirs des Comores aux blancs de métropole pourtant chez eux en France, on est bien content de rentrer au pays, en sécurité...
Ce genre de chasse aux blancs fait penser aux pires conflits dans certains pays sous développés d'Afrique.
Seul point positif, une ambiance de solidarité entre mahorais et "m'zungus" plus marquée, les mahorais étant peut être à la veille d'un référundum sur une éventuelle départementalisation...
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