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Du 12 au 22 avril, à 2 gros mois du retour en métropole, il était temps d'aller découvrir notre voisine à à peine 45 minutes d'avion...
L'organisation du séjour fut longue et complexe, on a décidé de ne pas prendre de guide et de se débrouiller tout seuls; il a s'agit dans un premier temps de déterminer le lieu de vacances, Madagascar est encore plus grande que la France...après lecture et re-lecture des guides touristiques, la principale destination sera l'Est...et plutôt un séjour itinérant, histoire de voir davantage de choses qu'en restant au même endroit, et ne faisant que des excursions à la journée à partir du même lieu de villégiature.
Le parcours: on partira de Tananarive où l'on passera une journée, pour arriver 6 jours après sur l'île de Sainte-Marie...entre temps, trajets prévus en taxis brousse, un séjour itinérant avec un objectif au réveil: arriver le soir à la destination prévue...souvent un bon hôtel pour récompenser l'incertitude d'arriver à bon port et souffler après d'éventuels imprévus!... A Mada, l'état des routes est aléatoire même si le parcours choisi, la nationale 2, est censé être bitumé, mais dans un pays inconnu et si peu développé, pas toujours certain de trouver un taxi brousse et d'arriver à destination (et vivant ) le soir...
Ensuite, 2 journées de farniente à l'île Sainte-Marie, retour pour prendre l'avion direction Mayotte à Nosy-Be, et quitte à devoir y aller pour prendre l'avion, nous y passerons une journée pour découvrir l'endroit le plus "connu" de Mada...
Pour le programme théorique, une des originalités de la côte Est semble être le canal des Pangalanes, sympa à remonter en bateau d'après les guides, un lieu magique...avant, on fera une visite rapide de la capitale, puis un parc naturel, lémuriens, crocodiles en liberté...le fameux canal qu'on fera finalement en bateau pour changer du taxi brousse que l'on aura dû prendre deux jours de suite auparavant...une petite après-midi à Tamatave, la deuxième ville du pays puis suite en bus pour prendre le bateau en face de la très prometteuse île Sainte-Marie...
Sur la carte, le trajet au départ de Tananarive avec les différentes étapes et nuitées, 130 km entre Tana et le premier hôtel vers l'Est...ici, c 'est du 4h en taxi brousse si tout va bien.
En route pour un résumé de nos vacances parfois mouvementées....
Samedi: arrivée à Nosy-Be, achat du couteux visa touristique, 62 euros par personne, nous finissons par prendre un taxi pour une ballade sur Hell Ville, histoire de découvrir le côté administratif et commerçant de Nosy-Be, le dernier jour du séjour nous permettra de nous poser sur les magnifiques plages de l'île...
Taxi sympa, on découvre les brodeuses de nappes, un vrai combat de coqs avec argent à la clé, une institution ici, ils parient parfois jusqu'à leurs maison sur le coq vainqueur...et je croise même un collègue malgache qui arbore un écusson...CRS sur sa tenue!
Vue de Tananarive depuis les hauteurs.
Bref super premier contact avec Mada, accueil sympa mais pas l'impression d'être dévisagé du tout, contrairement à Mayotte avec cette impression que les mahorais se passeraient bien de notre présence parfois...Ici ils ont compris l'intérêt du tourisme au moins!
L'avion prévu de décoller à 20h20 de Nosy-Be à Tananarive, la capitale, aura finalement 4 heures de retard, longue attende dans le petit aérogare...arrivée à Tana à 2h du mat sur le tarmac chauffé à...12°! Drôle de choc thermique, ça faisait un moment qu'on avait pas eu si froid!
Avant de trouver un taxi pour l'hôtel réservé pas loin de l'aéroport, juste le temps de changer 600 euros...et de récupérer la somme en Ariary...soit 1 500 000 ariary...le tout en billets de 10 000 et 5000, donc impossible de les recompter sur place, coup de stress, car les petites arnaques peuvent viser les touristes ici, vu le niveau de pauvreté...Pas d'embrouille au final une fois les billets recomptés à l'hôtel!
Dimanche, direction le centre ville de Tana, on trouve un autre hôtel dans le secteur de la station des taxis brousse pour notre départ demain matin...mauvaise surprise, les bus privés Madabus, plus confortables et plus sûrs, ne roulent qu'en saison estivale...on devra faire avec les taxis locaux...Visite rapide du centre ville, pas si vilain que ça, une immense ville de 3 millions d'habitants, une pauvreté pas si choquante...peut être qu'on est habitué avec notre expérience à Mayotte.
Longue excursion à pied pour trouver, au bout d'au moins deux heures de marche, la station de taxis à regagner demain pour les départs du matin: on se fait sauter dessus par tous les chauffeurs, qui apprécient les vazaha (étrangers) pour des tarifs un peu supérieurs aux tarifs normaux! L'un deux nous semble plus sympa, on aura nos sacs à dos dans le minibus à nos côtés, et non pas ficelés sur le toit, pas vraiment rassurant...le véhicule parait assez propre, on se lance, rdv demain à 8h00.
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