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Pas facile et motivant ce bas débit pour charger les photos que j'essaie de publier les plus nombreuses et exhaustives que possible...
Mais là, le temps presse, le mois de mai aura été calme pour le blog, mieux vaut tard que jamais, terminons notre beau séjour malgache de manière plus synthétique, peut-être de retour en métropole une fois installé et posé (c'est pas demain ) je me remettrai à publier d'autres photos avec un débit plus élevé!
Suite (mouvementée) et fin (plus farniente!)
VENDREDI 18 AVRIL
Pour le dernier gros trajet de route, nous avions décidés de nous embourgeoiser, pas de taxi brousse hasardeux, nous avions réservés auprès de la compagnie Cap Sainte-Marie la navette en bus de Tamatave jusque Sonierana-Ivongo, puis leur bateau jusque l'île paradisiaque...
ERREUR...ça commence pas si bien que prévu en photo sur leur site internet, un vieux bus mercedes, pas de place pour mettre ses jambes, bref, pas le confort vanté mais au moins sécurisant et les sacs à dos à l'intérieur...
TOUT BASCULE à l'arrivée devant un pont flottant, submergé par les eaux et donc infranchissable...il pleut à ce moment là, après une bonne attente, nous sommes invités par notre chauffeur à descendre du bus pour emprunter...un pont flottant fabrication maison, tout en bambou, de quoi supporter les piétons, une traversée originale!
En face, un taxi affreté par l'organisme Cap Sainte-Marie est censé nous attendre et nous acheminer jusqu'au bout de notre périple...
Vu le tarif pratiqué et le sérieux annoncé, quelle (sale) surprise de nous retrouver entassé dans un vulgaire taxi-brousse, à 4 sur des banquettes de 3 personnes, soit 20 personnes dans ce minibus prévu pour 15...
Je ne parle pas de nos sacs à dos montés sur le toit et ficelés...on espère correctement, bref une drôle d'ambiance quant on devine qu'on doit tenir entassé la dedans pour au moins 3 heures de route...
Au fur et à mesure des kilomêtres, on découvre en plus la conduite du chauffeur: contact coupé dans les grandes lignes droites(pour économiser de l'essence???), complément d'essence dans les villages à coups de quelques malheureux litres à chaques fois, joue à coller à 1 m les autres taxi brousse avant de les dépasser en rigolant, arrêts intempestifs dans les villages où le chauffeur nous abandonne pour revenir 15 minutes après...
J'oublie le rétro intérieur qui tombe, et surtout cette fumée bleue qui sort de la boite de vitesse...
Au cours d'une pause officielle, des passagers descendent avec nous sur le bas-côté dans un village grouillant de monde, nous sommes les seuls étrangers, puis le chauffeur remonte pour apparemment mieux se garer...et là, panique, notre taxi-brousse disparait au loin avec nos sacs à dos (et toute notre vie!) sur le toit...impossible de le suivre en courant après une centaine de mêtres, nous sollicitons un militaire à vélo, celui-ci nous invite à prendre un pousse-pousse à vélo pour signaler les faits à la gendarmerie du village...
Grosse pression, on imagine déjà nos sacs perdus et dépouillés! un jeune malgache à vélo témoin de notre affollement va tenter de retrouver le chauffeur...à la gendarmerie, dur de se faire comprendre mais ils devraient prévenir leurs nombreux barrages dans les villages voisins...àprès 30 bonnes minutes de course, d'attente et de stress en terre inconnue, notre ami cycliste nous indique que notre taxi brousse était en fait au poste de Police du village suite à l'un des contrôles précédents...
Au final, retour à pied puis en pousse-pousse à notre point de départ, où le chauffeur du taxi nous retrouve, étonné de notre comportement inquiet!!! Vu le contexte, il y avait de quoi mais de son côté, normal de nous abandonner sans nous avertir....
La route reprend, encore plus énervés par sa conduite toujours aussi perilleuse, ses arrêts injustifiés intempestifs...dire que nous étions censés être au bateau pour Sainte-Marie à 09h30...nous y arriverons au final à 13hOO, le bateau nous ayant attendu, avec les pauvres passagers arrivés par leur propres moyens à l'embarcadère!
Morale de l'expérience, les malgaches sont un peuple très calme, prêt à tout accepter de la part d'un chauffeur dangereux, inconscient et méprisant ses passagers...à un moment, j'avais l'impression d'être impuissant, à subir la conduite, un peu comme dans un kwassa, ces barques de 7 mètres, où s'entassent une quarantaine de clandestins pour des heures de mer, livré au pilote-passeur, seul maître à bord...pourvu qu'on arrive en vie à destination...
Ce n'est que sur la fin que la "soupape" a sauté, j'ai "gentillement" parlé au chauffeur pour qu'il change un peu de conduite...à peine soutenu par un ou deux malgaches, la majorité se contentant de la situation...
La traversée en bateau jusque l'île Sainte-Marie fut heureusement plus calme, et la délivrance à notre arrivée à l'hôtel Lakana en bord d'une magnifique plage, bungalow à 10m de la mer, bref, farniente total après un trajet en taxi brousse éprouvant qui aura duré 7 heures au lieu des 3 prévues...
Entre la terrasse de notre bungalow et les transats de la plage à siroter un bien mérité punch coco, que choisir?...A cette époque, nous sommes les seuls clients, le personnel est, comme toujours à Madagascar, au petits soins pour les touristes, un bonheur!
On voudrait ne plus avoir à retrouver nos mahorais, dont le sens de l'accueil est bien éloigné de la conception malgache...Le tourisme n' y est qu'un fantasme pour le moment, aucune évolution depuis notre arrivée en 2006, dommage!
SAMEDI 19 AVRIL, ballade en bateau...
Les photos parlent d'elles mêmes, la journée complète avec le jardinier de l'hôtel, Ferdinand, pour un tour en barque de l'île aux Nattes, séparée de 200m de Sainte-Marie, un beau petit lagon, ceinturée par de superbes plages de sable blond, des petits bungalows disséminés dans les cocotiers...journée baignade, plages, resto les pieds dans l'eau le midi, vite oubliés les tracas de notre trajet de la veille en taxi-brousse!
DIMANCHE 20 et LUNDI 21 AVRIL: NOSY BE POUR LA FIN.
On quitte Sainte-Marie et son minuscule aéroport pour le 3ème des 5 décollages de notre périple de 10 jours, Ingrid est désormais (presque) amoureuse de l'avion! En plus ces petits ATR à hélices sur les lignes intérieures malgaches, un régal! Je rigole, la compagnie Air Mada est très correcte en plus!
Bref, transit à Tananarive pour une arrivée le soir à Nosy-Be, avec un peu de retard comme d'habitude quant même...
Lundi, journée excursion sur deux ilots proches de Nosy-Be, ceux de Nosy Komba, l'île aux makis, et Nosy Tanikely, une petite ile sauvage et paradisiaque, là encore, place aux photos!
Superbe journée mais ambiance très (trop) touristique comparée au reste du séjour, beaucoup plus typique, ce que nous recherchions en venant à Madagascar (et pour le typique, parfois, on a pas été déçu!!!!).
J'imagine mal les vacances à Nosy-Be en plein mois de juillet...
Le soir, resto dans le village le plus animé de Nosy-Be, pas désagréable, on y a un peu retrouvé l'ambiance estivale sur la côte girondine ou landaise!
MARDI, retour à Mayotte, après ce super séjour typique et reposant...
10 jours avec un climat agréable, il n'y a pas l'humidité pénible de Mayotte, des gens accueillants même si certains ne le sont pas toujours gratuitement mais vu le niveau de richesse local...bref un bon dépaysement à 2 mois du retour, il aurait été dommage de passer à coté!
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